Articles de la rubrique "Dossier histoire médievale"
Paradoxalement, les châteaux n'ont été qualifiés de "forts" qu'au XIXe : cela allait de soi à l'époque !
Les fonctions du château-fort
Le château-fort cumule plusieurs fonctions :
- c'est un lieu d'affirmation du pouvoir pour le seigneur : il a une fonction ostentatoire car plus le bâtiment est imposant et plus il est doté de moyens de défenses exagérés dans leur forme ou leur nombre, plus le seigneur impressionne et affirme sa puissance. Il assoit ainsi son rang notamment face aux châtelains voisins ou aux paysans qui en dépendent. La période de foison des châteaux-forts correspond en effet au manque d'affirmation de la puissance publique : le pouvoir est ainsi morcelé aux mains de puissants seigneurs qui défient l'autorité royale,
- c'est un lieu militaire, qui sert à protéger les biens et les habitants du fief (on verra que c'est cette fonction qui en détermine ses caractéristiques architecturales) : il fait obstacle à l'assaut des combattants adverses,
- c'est un lieu ou s'exerce la justice pour tous les problèmes survenus sur le fief du seigneur,
- c'est un lieu d'habitation, où le seigneur et ses proches résident (cela évoluera par la suite, lorsque le confort sera plus utile que la sécurité !).
Les évolutions dans le temps
- IX et Xe siècle : les seigneurs construisent sur des mottes établies artificiellement ou des collines des tours en bois, avec un ou plusieurs niveaux de palissades et fossés pour en optimiser la défense. Les structures en bois, périssables, n'ont hélas laissé que très peu de trace.
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Photo JFM - Maquette réalisée par
le chantier médiéval de Guédelon
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Photo JFM - Fort de l'An Mil, décor
du spectacle des Vikings du Puy du Fou.
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- XIe siècle : les constructions en bois trop vulnérables au feu et aux armes de jets de plus en plus puissantes sont délaissées au profit de donjons en pierre, notamment sous l'impulsion des normands et de Foulques Nerra, comte d'Anjou dès la fin du X° siècle.
A partir de 1050, on assiste à une "standardisation" des donjons en pierre (souvent appelé donjon normand ou angevin), et au XII°, c'est une quasi généralisation au sein du royaume. Initialement carrée, la forme ronde s'imposera progressivement car elle réduit les angles morts.
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- Fin du XII et XIIIe siècle : c'est l'époque des forteresses, notamment sous l'impulsion de Philippe Auguste et de Richard Coeur de Lion. En effet, les luttes sont vives entre la Couronne de France et la dynastie Plantagenêt qui tient l'Anjou et règne sur l'Angleterre : de nombreux châteaux deviennent alors l'enjeu de luttes pour reconquérir un territoire.
Ces constructions ne sont pas érigées d'un seul jet : elles sont transformées en fonction de l'évolution de la poliorcétique (art de conduire des sièges) et des évolutions de l'armement, la défense étant fille de l'attaque ! Avec le développement des machines de guerre et des engins de siège naît l'art de la défense, dont les forteresses sont le témoignage.
Les éléments caractéristiques du château-fort
Le grand principe de défense réside dans l'échelonnement des défenses, pour prolonger la résistance si un premier ouvrage cède.
- Les douves (du grec dokhê, récipient) : il s'agit d'un fossé souvent rempli d'eau entourant le château, elles peuvent être profondes de 10m et larges de 20m !
- La muraille ou le rempart qui comporte :
- un chemin de ronde au sommet des murs pour surveiller et défendre activement le château,
- des créneaux (du latin crena, entaille) et des merlons (partie pleine entre deux créneaux) pour aider le défenseur à se protéger,
- des archères ou meurtrières : ouvertures longues et étroites dans un mur pour tirer à l'arc ou à l'arbalète,
- des constructions en surplomb des remparts pour jeter verticalement du haut des murailles (ou du donjon) des projectiles ou eau bouillante : les hourds (en bois) ou les mâchicoulis (en pierre),
- des tours pour assurer le flanquement des murailles ou des échauguettes, guérites placées en surplomb du mur.
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- Une entrée composée d'un pont-levis au dessus des douves dont le tablier se relève pour fermer l'accès au château, d'une herse (grille de fer coulissant de haut en bas), d'un assommoir qui est une ouverture permettant de jeter des projectiles verticalement. La porte étant l'un des endroits les plus fragiles des châteaux, une barbacane, ouvrage fortifié avancé, servait parfois à la défendre.

Pont-levis
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Herse
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Echauguette
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Meurtrières
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- Une basse-cour : il s'agit de la cour intérieure du château protégée par les murailles,
- Le donjon (du latin dominus, tour du seigneur) : il s'agit de la tour maîtresse d'un château fort médiéval, et initialement demeure du seigneur. L'épaisseur des murs et leur hauteur en faisaient de très bons lieux de retraite. Leur siège pouvait être long jusqu'à ce que les assiégeants lèvent le camp ou que les assiégés affamés se rendent. On retrouve certains aménagements décrits pour les remparts (hourds ou mâchicoulis, archères, créneaux, échauguettes, ...).
Remarques : les oubliettes, souvent présentées comme des cachots souterrains dans lesquels les prisonniers étaient "oubliés" jusqu'à leur mort, sont la plupart du temps des légendes. Ces cachots étaient en fait des lieux où la nourriture était stockée.
Les châteaux-forts aujourd'hui
Les châteaux-forts que l'on voit aujourd'hui, vieux parfois de près de 1000 ans, sont :
- soit des ruines : "Dramatiques comme des squelettes, les ruines ont une majesté sobre, une grandeur dépouillée : elles sont l'histoire figée dans la pierre" (je ne connais hélas pas l'auteur de cette citation).
- soit démolis : comme le Louvre, dont les fossés, les fondations et la base du donjon du château fort ont été découverts suite à des travaux récents de restauration de la Cour Carrée (lors de la visite, on peut désormais circuler dans les fossés de la forteresse médiévale, contourner la base du donjon et longer les fossés construits sous Charles V),
- soit modifié au fil des ans pour s'adapter aux nouvelles armes d'attaques, et n'ont donc plus la configuration médiévale.
Exemples de châteaux forts :
Nous verrons que ces châteaux sont des pièces maîtresses de la rivalité franco-anglaise : objet d'une lutte acharnée, ils passent fréquemment d'un camp à l'autre !
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Ancré sur un étroit piton rocheux, ces ruines qui se confondent avec la falaise dominent les Corbières tel un nid d'aigle. Il sera le dernier bastion cathare à tomber aux mains des croisés en 1255.
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Situées dans les Corbières dans la plaine de Tuchan, les ruines de ce château se dressent au sommet d'une colline, entouré par la garrigue et surplombe un paysage dominé par la vigne.
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Situé au pied de la Montagne Noire au nord de Carcassonne, les 4 remarquables châteaux du site sont perchés au sommet d’une crête qui domine la vallée à plus de 300m.
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Ancré en fond de vallée à 50km au sud de Carcassonne, le donjon surplombe de ses 25m le village alentour.
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Dressées sur une crête dentelée du Pic Saint Loup à 25 Km au nord de Montpellier, ces ruines sont magnifiées par le paysage alentour.
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Situé à 25km au nord de Montpellier, les ruines du château de Viviourès (ou de la Roquette) s'élèvent sur un pic à l'extrémité de la montagne de l'Hortus.
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La forteresse est construite en un an entre 1197 et 1198 par Richard Coeur de Lion afin de protéger le duché de Normandie. Philippe Auguste l'assiège en 1204 et sa victoire lui permet de reprendre le contrôle de la Normandie.
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Autre château destiné à défendre la frontière entre le duché de Normandie et le royaume des capétiens !
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Célèbre car ayant abrité les templiers emprisonnés et ayant été le lieu de rencontre entre le roi Charles VII et Jeanne d'Arc, ce château positionné sur un éperon rocheux et dominant la Vienne sur ses 500m de longueur est impressionnant !
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Impressionnant avec son donjon de près de 40m de hauteur qui en fait l'un des plus hauts donjons encore en place, les ruines sont situées sur un long éperon rocheux qui domine l'Indre et toute la région alentour.
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Magnifique ruine avec un donjon qui date des XIe et XIIe siècles
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La forteresse initiale est édifiée par le roi Philippe-Auguste à la fin du XIIe siècle : elle comprend alors de nombreuses tours au milieu desquelles s'élève un donjon.
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Dossier réalisé par Jean Francois Mangin
Il n'y a pas d'hérésie plus célèbre que celle des cathares : mais déformée par les légendes, les mythes et la vision du romantisme du XIXe, la réalité est parfois bien différente du mouvement des " bons chrétiens "
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Qu'est ce que le catharisme ?
Les hérétiques catholiques croient que Dieu étant parfait, il n'a pu créer le mal, d'où la certitude de l'existence d'un second principe créateur, le diable, à l'origine de toutes les réalités mauvaises ou périssables. C'est ce qu'on appelle une religion dualiste.
Selon leur croyance, une âme qui n'est pas digne d'entrer dans le royaume de Dieu se réincarne dans un autre corps animal ou humain.
Les hérétiques font preuve d'une spiritualité très élevée.
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Vocabulaire
- Bon chrétien ou Bon homme : nom donné aux cathares par les chrétiens (ils se qualifient eux-mêmes de "chrétiens"),
- Parfait : nom employé par les clercs médiévaux,
- Pur : terme sans fondement historique utilisé par les auteurs modernes,
- Albigeois : uniquement utilisé pendant les croisades de 1209 et 1223,
- Cathares : nom péjoratif employé par les clercs médiévaux. C'est le terme le plus employé de nos jours.
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Cette hérésie apparaît vers Toulouse et se développe fortement entre le milieu du XIIe et le tout début du XIIIe (jusqu'à la 1ère croisade contre les albigeois en 1209).
Pourquoi la papauté et la royauté française souhaitent-elles se débarrasser de l'hérésie ?
A partir du milieu du XIIe, les cathares se structurent et s'organisent : soutenue par les élites urbaines, la religion a un dogme, des rites et un clergé.
L'hérésie a de plus en plus de succès car elle prêche d'exemples contrairement aux évêques qui sont perçus comme arrogants et dont la conduite est peu évangélique : la chrétienté redoute que cette hérésie ne fasse tâche d'huile et se répande via la petite noblesse à d'autres régions.
De plus, les commandements des hérétiques sont en opposition avec le système féodal : justice seigneuriale, pouvoir guerrier des chevaliers, …
Comment la papauté et la royauté française vont-elles combattre cette hérésie ?
- 1ère croisade contre les albigeois : 1209 - 1218
Les chrétiens et le Pape Innocent III sont frustrés par l'échec de la 4ème croisade qui n'a pas atteint la Terre Sainte. L'idée se répand que cet échec est un signe de Dieu : pas assez purs, les chrétiens sont invités à stopper l'hérésie, véritable gangrène de la chrétienté occidentale.
Les hérétiques, considérés de plus comme des étrangers (ils ne parlent pas la même langue), sont ainsi pris pour cible.
Il suffit que le légat du Pape soit assassiné pour que le Pape Innocent III déclenche une croisade en 1209, suivie d'un imposant cortège mené par Simon de Montfort.
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Simon de Montfort, qui représente le "puritanisme du nord", est le parfait opposé de son ennemi, le comte de Toulouse Raimond VI, le "méridional libertin" : ils sont l'archétype du choc des 2 civilisations en présence.
Simon de Montfort va très rapidement se positionner en chef miliaire de la croisade, grâce à son courage et à son esprit stratège (il sortira vainqueur de la bataille de Muret contre un ennemi ... 10 fois plus nombreux que lui). Il est nommé comte de Carcassonne et de Trencavel, et prend le commandement de 40 chevaliers et de 2000 à 3000 soldats.
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Seule la ville de Béziers sera prise d'assaut et la plupart de ses habitants seront massacrés.
Le légat du Pape aurait prononcé la célèbre phrase :
"Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens".
La véracité de cette phrase est douteuse et remise en question par certains historiens : la ville n'aurait pas pu retrouver sa prospérité aussi rapidement si ses 10000 habitants avaient été tués.
Quasiment toutes les villes se rendent, comme Carcassonne, terrorisée par ce massacre. Mais la mort de Simon de Montfort en 1218 va mettre fin à la progression des croisés et de 1218 à 1226, les cathares vont reconquérir du terrain aidés par le comte de Toulouse.
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Siège de Carcassonne avant sa reddition
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- 2ème croisade contre les albigeois : 1226
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La nouvelle croisade du roi Louis VIII en 1226 va soumettre définitivement les cathares :
- Avignon tombe après un siège de 3 mois,
- Toulouse s'incline en 1229 : le comte de Toulouse Raymond VII garde une partie de ses terres mais sa fille unique doit épouser le frère de Saint Louis, Alphonse de Poitiers. Le couple n'aura pas d'enfant et leurs terres reviendront au domaine royal,
- le siège et la reddition de Montségur en 1244 verra brûler sur le bûcher les 200 derniers cathares.
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L'Inquisition, tribunal extraordinaire dirigé par des Dominicains, qui a débuté en 1233 à la demande du Pape, devient systématique en 1244 : elle condamne à mort 5 à 10% des cathares identifiés comme tels suite à enquête.
Elle suscitera la terreur car :
- son efficacité redoutable laissait peu de chance aux cathares,
- elle pratiquait couramment la torture,
- jugeant même les morts, elle pouvait les faire déterrer pour les brûler.
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Ces exactions ne sont pas comparables aux inquisitions espagnoles du XVIe : il faut se garder de tout rapprochement !
Plus que par les croisades ou l'Inquisition, le catharisme s'est éteint suite aux prédications des ordres mendiants qui incitent les derniers adeptes à se convertir sans utiliser la force. De même, le fait de mettre en place une administration royale au lieu de compagnies de mercenaires contribuera à la prospérité de la région.
Origine du mythe cathare :
L'aventure des cathares a fait l'objet d'un véritable culte à partir du XIXe : l'essor du mouvement des nationalités a vu surgir le mythe d'un Midi médiéval égalitaire, tolérant, émancipateur et cultivé contre le féodalisme venu du nord.
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L'auteur-historien romantique Napoléon Peyrat publie en 1870 son Histoire des Albigeois : il popularise entre autres le mythe de Montségur en écrivant des pages envoûtantes en utilisant les archives de l'Inquisition pour ressusciter les grands faits de cette résistance. Ses ouvrages dans lesquels "sa plume s'enflamme" trouvent encore aujourd'hui un large public, mais n'ont pas de réel fondement historique :
" Montségur est notre capitole sauvage ! Montségur est notre tabernacle aérien ! L'arche qui recueillit les débris de l'Aquitaine sur la mer de sang. Il est grand et saint, plein de mystères et de merveilles … ". |
C'est ainsi à l'enthousiasme romantique de Peyrat que l'on doit l'invention de la plupart des mythes qui alimentent encore aujourd'hui l'imaginaire du catharisme.
Les fausses idées :
Le catharisme n'est pas une religion populaire ni majoritaire dans le Languedoc : il s'agit d'une hérésie savante, dont les subtilités dépassaient les paysans et travailleurs des villes.
L'idée que tout le Languedoc était soumis à l'hérésie est totalement fausse, mais présentait l'avantage :
- d'exalter l'héroïsme des croisés et justifier leurs exactions,
- de souligner le danger encouru par la chrétienté en dénonçant un peuple entier de fanatiques.
Il apparaît en effet dans les documents laissés par les procès d'Inquisition que le recrutement des cathares était très restreint : petits aristocrates, riches marchands, notaires, avocats, …
Le nombre de cathares dans le Languedoc peut être estimé entre 2 et 5% de la population.
La fin de la citadelle de Montségur :
La citadelle est depuis le début du XIIIe le véritable pôle du catharisme : la crainte que suscite la croisade de Simon de Montfort incite des hérétiques à se réfugier en ce lieu stratégique, puis la 2ème croisade de Louis VIII suivie par l'Inquisition gonflent encore le nombre de réfugiés qui fuient les villes et refusent ainsi leur soumission au roi de France.
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Cette citadelle apparaît donc clairement comme le centre du refus de l'ordre royal et la décision de l'assiéger est prise en 1243 lors d'un concile : une immense armée royale se prépare en campant au pied de Montségur.
Dominant les alentours d'une centaine de mètres et hors de portée des catapultes, il faudra attendre 10 mois et une ascension nocturne par une voie difficile pour conquérir un 1er poste de guet, à partir duquel l'étau se resserrera jusqu'à la reddition du 16 mars 1244. Environ, 200 hérétiques refusant d'abjurer seront condamnés au bûcher.
Les ruines reçoivent chaque année quelques milliers de visiteurs : mais les pierres que l'on voit aujourd'hui n'ont rien de cathares ! Ce fait est connu des historiens depuis 1960 suite à des relevés archéologiques et à l'analyse des registres de l'Inquisition.
Montségur n'était à l'époque qu'un village fortifié comportant un modeste donjon dont il ne reste aucune trace visible : seules les terrasses des maisons et de la résidence seigneuriale de Raymond de Péreille ont été trouvées suite à des fouilles.
Les ruines actuelles sont l'oeuvre des vainqueurs du siège (fin du XIIIe) au prix de travaux considérables qui ont remodelé le sommet de la montagne en détruisant les dernières traces de l'occupation cathare.
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Photo : magazine Cathares Pyrénées

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Quelques beaux châteaux du pays cathare
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Ancré sur un étroit piton rocheux, ces ruines qui se confondent avec la falaise dominent les Corbières tel un nid d'aigle. Il sera le dernier bastion cathare à tomber aux mains des croisés en 1255.
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Situé dans les Corbières dans la plaine de Tuchan, les ruines de ce château se dressent au sommet d'une colline, entouré par la garrigue etl surplombe un paysage dominé par la vigne.
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Situé au pied de la Montagne Noire au nord de Carcassonne, les 4 remarquables châteaux du site sont perchés au sommet d’une crête qui domine la vallée à plus de 300m.
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Dossier réalisé par Jean francois Mangin
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